La fête des ombres 2

L’Atelier Sento propose la suite et la fin de La fête des ombres, leur merveilleuse histoire autour d’êtres morts errants. Encore une bel album !

À la fin du tome 1, nous avons quitté Naoko en pleurs, persuadée d’avoir fait une énorme bêtise et d’avoir tout gâché avec Yukito son ombre.

Nous la retrouvons bien loin de son petit village, là où elle avait toujours rêvé d’aller, à Tokyo. Là-bas, elle espère renouer avec son ombre.

Qu’est-ce que Naoko va découvrir sur place ? Reviendra-t-elle dans son village pour terminer sa mission ? Qui est véritablement son ombre ?

Et voilà, c’est la fin de cette merveilleuse histoire de La fête des ombres, à la frontière des contes et légendes japonais. Les deux auteurs Cécile Brun & Olivier Pichard nous font vivre une très belle expérience sensorielle et imaginaire. L’histoire est touchante, tendre, belle, mystérieuse et triste à la fois. Le dessin est rempli de charme. Les auteurs nous avaient surpris avec le cliffhanger final du premier tome et ils continuent à maintenir l’intrigue, qui se révèle encore plus intime, que ce que l’on pouvait imaginer.

Le deuxième tome de La fête des ombres relève autant de l’introspection que des relations interpersonnelles. Les auteurs nous guident en nous tenant la main afin que nous ne nous sentions pas seuls pour vivre cette expérience. Un moment délicieux et extrêmement beau.

  • La fête des ombres, tome 2/2
  • Auteurs : Atelier Sento
  • Editeur : Issekinicho
  • Prix : 16,90 €
  • Parution : 21 octobre 2021
  • ISBN :  979-1095397137

Résumé de l’éditeur : Naoko, jeune Japonaise un peu rêveuse, vit parmi les ombres. Chaque été, dans son village, on célèbre une fête ancienne très particulière pendant laquelle les âmes errantes des disparus reviennent. Naoko aura pour mission de guider l’âme d’un homme privée de souvenirs, hantée par un terrible secret. Si elle échoue, au bout d’un an, l’âme sera perdue à tout jamais. Au fil des saisons, naissent entre Naoko et cette âme des sentiments qui brouillent la frontière entre le monde des vivants et des morts. À force de côtoyer un fantôme et de comprendre son passé, Naoko ne risque-t-elle pas de passer à côté de sa propre vie ? Suite et fin dans ce tome 2

Negalyod 2

Oh que voilà le superbe deuxième volet de la saga Negalyod ! Un album magnifique signé Vincent Perriot et édité par Casterman.

Alors que le monde dirigé par la technologie et l’idéologie, s’est écroulé à la fin du premier tome, l’eau, 20 ans plus tard a envahi la Terre. Jarri et Korienzé ont eu deux filles, Naneï la guerrière et Irina, aveugle de naissance, qui a des dons dépassant l’entendement humain. Alors que Korienzé est partie combattre les pirates de l’intérieur, Jarri, ses filles et les survivants de la grande inondation se sont rassemblés sur une île constituée de bateaux arrimés les uns aux autres où la vie est bien organisée. Les pirates quant à eux cherchent à détruire le reste de l’existence humaine.

J’avais pris de plein fouet le récit du premier volume de Vincent Perriot et à l’époque je ne pensais pas qu’il pourrait y avoir une suite. Avec ces deux volumes, l’auteur glisse, en toile de fond des notions écologiques et politiques mais cela reste subtil et bien dosé pour laisser la place à cette immense saga SF.

Ce qui frappe dès qu’on ouvre l’album c’est le graphisme. Quelle beauté, le niveau de détails est juste incroyable et Vincent Perriot nous en met encore plus plein les yeux avec toutes ces nombreuses entières et doubles pages. Si on ajoute à ça la colorisation de Florence Breton on est totalement scotché. Negalyod est un récit SF empreint d’onirisme et de métaphore.

Dans cette saga on ressent très clairement l’influence de Moebius avec un graphisme remis au goût du jour, c’est un pur régal. Un second tome qu’il faut comme le premier déguster avec les yeux

  • Negalyod, tome 2
  • Auteur : Vincent Perriot
  • Coloriste : Florence Breton
  • Editeur : Casterman
  • Prix : 25€
  • Parution : 13 octobre 2021
  • IBAN : 9782203202788

Résumé de l’éditeur : Deuxième volet de la grande saga SF de Vincent Perriot. Le premier volume de Negalyod s’achevait au crépuscule d’un monde ultratechnologique. 20 ans plus tard, la grande montée des eaux a déréglé les équilibres… Jarri et Korienzé ont eu deux filles. Naneï est experte dans le maniement des armes, tandis qu’Iriana, aveugle de naissance, possède des dons surnaturels. La famille est installée sur Andamanis, une île composée de bateaux agglomérés où tente de se reconstruire une population de survivants. Mais lorsque des pirates mettent l’île à feu et à sang, Korienzé choisit de laisser sa famille pour infiltrer le camp ennemi. Sa vengeance n’en sera que plus terrible… Dans cette nouvelle aventure au long-cours, toujours magnifiée par les couleurs de Florence Breton (Le Monde d’Edena, de Moebius), Vincent Perriot continue de s’intéresser aux problématiques contemporaines liées à l’environnement et aux technologies, rappelant subtilement la résilience de l’humanité dans un monde en plein bouleversement.

La jeune femme et la mer

Après Moderne Olympia, La légèreté et Les grands espaces, Catherine Meurisse dévoile La jeune femme et la mer, une belle bande dessinée éditée par Dargaud.

C’est après les deux séjours au Japon de Catherine Meurisse qu’est né La jeune femme et la mer. Son souhait : « peindre la nature ». Accompagnée d’un peintre qui ne peint pas et d’un Tanuki (considéré comme un yōkai, un esprit de la forêt) elle se laisse porter à la découverte de la nature et des constructions humaines visant à contrer les typhons. Ces deux drôles de personnages ainsi que la mystérieuse Nami (vague) lui ouvriront les portes de ce magnifique Japon.

Avec ce voyage initiatique et ses rencontres réelles ou fictives, l’autrice nous offre de magnifiques tableaux du japon. Avec beaucoup d’humour elle nous accompagne entre tradition, respect et peur de la nature à découvrir plusieurs merveilles de cette si belle civilisation. Rites, coutumes et art japonais sont présents pour le plus grand plaisir du lecteur.

Mais finalement comme Catherine Meurisse semble vouloir le dire, pour vraiment aimer un pays, un lieu, une œuvre, il faut s’en imprégner et le ressentir. Le dessin est magnifique et les couleurs d’Isabelle Merlet viennent rehausser encore plus le désir du lecteur à visiter le japon.

Avec La jeune femme et la mer, Catherine Meurisse m’a totalement convaincu et pourtant cela n’a pas toujours été le cas par le passé. Je suis tombé totalement sous le charme de cette très belle découverte.

  • La jeune femme et la mer
  • Autrice : Catherine Meurisse
  • Coloriste : Isabelle Merlet
  • Editeur : Dargaud
  • Parution : 29 octobre 2021
  • Prix : 22,50€
  • ISBN : 9782205089691

Résumé de l’éditeur : Catherine Meurisse a résidé plusieurs mois à la Villa Kujoyama, une résidence d’artistes située à Kyoto. Cherchant à renouveler son inspiration, elle s’est immergée dans les paysages japonais. Un an plus tard, elle séjournait de nouveau au Japon, quand le typhon Hagibis dévastait une partie du pays. De ces deux voyages, placés sous le signe de la nature, tour à tour muse et dévastatrice, est né l’album La Jeune femme et la mer. « Je voudrais peindre la nature », affirme la dessinatrice française à peine atterrie sur le sol japonais. Mais la nature ne sait pas prendre la pose. Elle se transforme, nous entoure, nous subjugue. Sur son chemin, comme un miroir, un peintre japonais, qui, lui, voudrait « peindre une femme. » Quelle femme ? Nami, la jeune femme de l’auberge thermale où les deux artistes vont séjourner ? Nami, mystérieuse, n’est pas un modèle facile. Elle semble liée aux éléments naturels : elle sait lire l’arrivée d’un typhon dans les plis de la mer. Pour décrypter les signes dans ce décor rural du sud de l’archipel, un tanuki effronté, animal mythologique incontournable de la culture nippone, surgit au gré des déambulations de nos deux amis artistes. Dans une nature magnifiquement retranscrite par un trait de plume précis, où plane l’ombre d’Hokusaï et des maîtres de l’estampe, Catherine Meurisse propose avec « La Jeune femme et la mer » un récit initiatique qui questionne la place de l’Homme dans la nature et le recours à l’art pour saisir les paysages qui disparaissent.

La guerre de Maurice

La guerre de Maurice, c’est l’histoire du père de Cary Fagan, un auteur de Toronto. L’histoire bouleversante d’un petit garçon obligé de fuir la guerre car juif. Un beau message d’amour d’un fils pour son père.

Maurice vit à Bruxelles avec Max, son père, Adèle, sa mère, Adeline, sa sœur et Henri, son frère. En pleine nuit, la famille doit faire ses bagages rapidement. Pas le temps de prendre trop d’affaires, les militaires viennent arrêter tous les juifs du quartier.

Ils grimpent alors dans le premier train – bondé – pour Paris. Mais, le voyage ne se déroule pas comme ils l’entendent : ils sont obligés de descendre à Pau. C’est le début d’une nouvelle vie paisible ? Non, ils doivent de nouveau fuir, cette fois-ci pour la Jamaïque, via Lisbonne

Chez Comixtrip, on apprécie énormément les récits historiques jeunesse. Si l’on a une tendresse pour Iréna ou Les enfants de la résistance, La guerre de Maurice entre dans notre cœur également. Quel bel album, quelle tendresse et quelle justesse de ton ! En choisissant de raconter l’histoire de son père, Cary Fagan apporte ce soupçon d’émotions. Cet album est avant tout un superbe message d’amour d’un fils pour son père.

Cet écrivain de Toronto parle avec une grande aisance aux plus jeunes lecteurs. Tout va vite dans leur fuite, dans ce périple où la mort les poursuit mais tout est doux et bienveillant aussi. On sera aussi bouleversé par les pages en postface de Fagan, des notes de l’auteur si pures et justes.

L’album est merveilleusement mis en image par Enzo Lord Mariano. Cet illustrateur québécois nous charme par des planches si délicates à la plume et à l’aquarelle. Ses superbes couleurs sont lumineuses lorsque la famille est en Jamaïque.

La guerre de Maurice est idéal pour aborder le thème de la Seconde guerre mondiale, de la traque de juifs et de l’exil avec les plus jeunes. Magnifique !

  • La guerre de Maurice
  • Scénariste : Cary Fagan
  • Dessinateur : Enzo Lord Mariano
  • Editeur : éditions des éléphants
  • Parution : 16 septembre 2021
  • Prix : 16 €
  • ISBN : 9782372731140
Résumé de l’éditeur : Maurice vit à Bruxelles. Il a 12 ans lorsque les Nazis envahissent la Belgique, en mai 1940. En pleine nuit, la famille fuit pour la France. Mais là aussi, la traque des Juifs s’intensifie. Ils traversent alors l’Espagne franquiste et le Portugal pour embarquer sur un bateau à destination de la Jamaïque, une terre d’accueil pour de nombreux Juifs réfugiés. Malgré la clandestinité, la peur et le danger, Maurice, s’accroche à un rêve. Plus tard, il sera avocat. Et pour cela, même sans aller à l’école, il doit continuer à apprendre. Avec l’aide d’un dictionnaire d’anglais et de quelques personnes extraordinaires rencontrées sur sa route et dans le camp de réfugiés, il s’instruit. Il n’a pas 17 ans quand, à la fin de la guerre, il est accepté à l’université de Toronto.

Katsuo le samouraï noir

Katsuo n’a vraiment mais vraiment pas envie de reprendre l’affaire familiale : un dojo au cœur du Japon. Après des péripéties, l’adolescent va être projeté au Moyen-âge où de multiples aventures vont lui être mis en travers de sa route pour rentrer chez lui. Stéphane Tamaillon, Franck Dumanche et Raoul Paoli dévoilent le premier tome de ses aventures chez Jungle.

Japon, de nos jours. Katsuo traine des pieds pour rejoindre le dojo familial. Là-bas, l’attend son grand-père qui ne comprend pas pourquoi l’adolescent ne veut pas reprendre l’affaire lorsqu’il sera adulte. Il préfère, pour l’instant, la compagnie de ses amis.

Un soir, il suit son grand-père dans un repaire secret. Il attend qu’il sorte et prend en main, une épée qui le projette dans le Japon médiéval en 1627. Il est tout de suite dans le bain par une bagarre opposant Naomi à des malfrats.

Après que la jeune fille les ai fait filer, descend de son arbre, Honjo, caché. Il se mettent en route pour la maison de ce dernier…

Stéphane Tamaillon (Liloo fille des cavernes, L’île du docteur Moreau) et Franck Dumanche (Le réseau papillon) imaginent les péripéties de Katsuo, un lycéen comme tous les autres, simple, qui aime jouer aux jeux vidéo avec ses amis et de choses de son âge. Mais, c’était sans compter sur un grand-père un peu rude avec lui, qui préférerait le voir à la tête de son dojo lorsqu’il prendra sa retraite.

Si le transfère vers un Japon médiéval ou antique n’est pas nouveau – Olympia Kyklos ou Thermae Romae de Mari Yamazaki – le duo de scénariste choisit un adolescent comme héros pour ce quête originale. Il flirte avec les mangas shônen pour ravir le jeune lectorat. Combats et magie sont au cœur de Katsuo. Sans oublier un brin d’humour pour donner un ton léger à cette épopée de samouraïs.

Mais les difficultés vont se cumuler pour que l’adolescent puisse revenir chez lui à l’époque contemporaine.

Au dessin, Raoul Paolo excelle dans les scènes de combats mais on regrettera parfois des visages un peu trop aléatoires d’une case à l’autre.

  • Katsuo, tome 1 : Le samouraï noir
  • Scénaristes : Stéphane Tamaillon et Franck Dumanche
  • Dessinateur : Raoul Paoli
  • Coloriste : Joël Odone
  • Editeur : Jungle
  • Parution : 23 septembre 2021
  • Prix : 13,95 €
  • ISBN : 9782822232418
Résumé de l’éditeur : Katsuo, un adolescent résolument moderne, se retrouve en possession d’un sabre magique qui le transporte en plein Japon médiéval. Il y rencontre son maladroit aïeul, Honjo et se retrouve embarqué à ses côtés et ceux de Naomi, une jeune et intrépide guerrière, dans une quête pour retrouver Zatoïchi, un célèbre samouraï. Car celui-ci est le seul à pouvoir empêcher le retour du Samouraï noir, un terrible seigneur de guerre détenteur d’une armure magique. Entre sauver le Japon d’antan ou retourner dans son époque, Katsuo va devoir faire un choix. À moins que les deux ne soient inextricablement liés…

Le club des amis 2

Alors que l’automne arrive, Tulipe et ses amis se voient contraints de quitter le foyer familial pour une aventure de tous les dangers. Sophie Guerrive poursuit Le club des amis, le passé des personnages de Tulipe. Fabuleux !

C’est le printemps, Crocus, Tulipe et Violette se promènent dans la campagne. Alors que cette dernière tombe dans un ravin, elle est sauvée par son grand-père. Mais le temps tourne à la pluie et les trois amis se réfugient chez la maman du petit ourson.

L’orage fait rage et l’eau s’infiltre dans le repaire familiale. Les quatre protagonistes sont obligés de fuir. Les trois enfants s’accrochent alors à un tronc d’arbre et dérivent…

Quel bonheur de retrouver Tulipe, Crocus et Violette dans de nouvelles aventures pour les jeunes lecteurs. Alors que le tome 1 avait obtenu le Prix 8/12 ans au Festival d’Angoulême en 2021, le nouvel opus de Sophie Guerrive est toujours aussi sympathique.

Le premier volume contait la rencontre des trois enfants, celui-ci s’attarde sur une quête haletante : comment survivre seuls, sans adultes, dans un environnement pas toujours sain. Il y a du dynamisme, de l’humour, de la bienveillance et de la poésie dans Le club des amis 2.

On a hâte de découvrir de nouvelles péripéties de Tulipe, Crocus et Violette. C’est doux, c’est intelligent et c’est superbement dessiné par l’autrice de Capitaine Mulet et A la vie, à la mort.

  • Le club des amis, tome 2
  • Autrice : Sophie Guerrive
  • Editeur : 2024, collection 4048
  • Prix : 14 €
  • Parution : 08 octobre 2021
  • ISBN : 9782355745232

Résumé de l’éditeur : « Maman m’a dit de me méfier des voitures et des méchants… mais pas des monstres !  » Quand on fait partie du Club des Amis, on ne boude jamais une aventure, et ça tombe bien : cette petite pluie devient déluge ! les eaux grondantes envahissent la grotte et le Monde tout entier ! Tulipe, Violette & Crocus se lancent avec courage à l’assaut des flots formidables… même si – Double-Fesse ! – rien n’est plus repoussant qu’une blissoire ! Et lorsqu’on est loin de sa maison, quand vient l’Hiver et qu’on s’inquiète pour Maman (qui est restée là-bas, de l’autre côté des sommets enneigés), on n’est pas trop de trois amis pour se tenir chaud. Ensemble, on peut apprendre à construire une cabane ; apprendre à voler, à gravir des montagnes ; se retourner un instant et voir que le nid familial s’est éloigné… grandir, en somme. Les aventures du Club des Amis ont été récompensées par le Fauve Jeunesse au festival d’Angoulême 2021.

Space Boy 6

Stephen McCranie poursuit sa superbe saga fantastique, Space Boy, avec un sixième opus toujours aussi accrocheur et intelligent.

Amy est réveillée. Elle sent un regard inquisiteur sur elle. Ce regard, c’est celui de Scooter, chat de la famille de Cassie. Ses petits frères expliquant que le matou à ses habitudes sur le fauteuil non loin de la jeune fille.

Il faut souligner que depuis que Cassie a rompu avec David, les deux anciens tourtereaux sombres dans une déprime forte.

De son côté Amy tente de percer le mystère Peter Smith, le garçon aux cheveux blancs qui aurait provoqué un incendie…

Après un premier tome de Space Boy qui nous avait littéralement enchanté, Stephen McCranie est de retour avec un sixième volume toujours aussi intelligent et prenant. Il faut souligner que l’auteur de Mal & Chad possède un don d’observation de l’adolescence aiguisé et qu’il sait restituer leurs doutes et espoirs dans cette saga d’anticipation.

Il aborde des thématiques chères à cette tranche d’âge, toujours avec habileté, sans jamais être trop frontal, voire parfois subtilement : amitié, amour, premiers émois, relations parents / enfants… Il les décline dans un univers de science-fiction très réaliste qui permet de ne pas trop prendre le pas sur ses héros.

On a hâte de découvrir la suite des aventures d’Amy et ses amis !

  • Space Boy, volume 6
  • Auteur : Stephen McCranie
  • Editeur : Akileos
  • Prix : 18 €
  • Parution : 27 octobre 2021
  • ISBN : 9782355745232

Résumé de l’éditeur : Pour Amy, nous avons tous une saveur… et elle a enfin découvert celle d’Oliver ! Sa saveur est orange avec un soupçon de cannelle – vive et vivante, pleine de passion et d’amour. Les journées ne sont plus aussi enjouées et ensoleillées pour Amy : Cassie et David ont rompu, elle a échoué a son examen d’histoire, et elle a peur qu’Oliver soit parti quelque part très loin et qu’il ne revienne jamais…. mais même si tout se bouscule pour elle et ses amis, il est important qu’elle soit à leurs côtés. Et puis, travailler pour améliorer ses notes pourrait aider Amy à découvrir des réponses à certains des mystères autour d’Oliver.

Hercule agent intergalactique 3

Entrer en contact avec des rebelles, voici la nouvelle mission d’Hercule agent intergalactique et Marlon, son fidèle ami. Pas simple. Vincent Zabus et Antonello Dalena imaginent une nouvelle quête à ce duo, drôle et sympathique.

Afin de valider leur troisième année, Marlon et Hercule atterrissent sur une planète afin d’entrer en contact avec les rebelles au pouvoir fort de l’Empereur. Mais ils découvrent que ces êtres pacifistes sont dans leur bon droit. La rencontre entre l’apprenti agent intergalactique et Ariane, une rebelle, fait alors des étincelles…

Quel bonheur de retrouver Marlon et Hercule ! Après un génial premier tome, qui mettait en place l’intrigue de cette belle saga jeunesse de science-fiction, voici un nouvel opus toujours aussi drôle et agréable à lire. Le duo fonctionne à merveille  – il y a des airs d’Astérix et Obélix dans leurs relations – et nous fait passer un super moment de lecture, nous emporte avec lui dans une aventure rocambolesque où le fond est aussi important que la forme.

Sous son air de gentille série jeunesse, Vincent Zabus n’oublie pas d’aborder des thèmes très contemporains. Dans ce troisième volume, il parle de démocratie et de résistance à un pouvoir autocratique fort. Il imagine un nouveau personnage – qui on l’espère pourra jouer un rôle dans les futurs tomes de la série – en la personne d’Ariane. Adolescenst tous les deux, la jeune fille et Hercule sentent aussi en eux une attirance. Entre mise à l’épreuve et premiers émois, Les rebelles, est un album riche.

Porté par un dessin super vivant d’Antonello Dalena et des couleurs bien senties de Cecilia Giumento, Hercule l’agent intergalactique est une série grand public de qualité.

  • Hercule, agent intergalactique, tome 3 : Les rebelles
  • Scénariste : Vincent Zabus
  • Dessinateur : Antonello Dalena
  • Coloriste : Cecilia Giumento
  • Éditeur : Le Lombard
  • Prix : 10.95 €
  • Parution : 08 octobre 2021
  • ISBN : 9782803680344

Résumé de l’éditeur : Hercule et Marlon, les apprentis agents intergalactiques, échouent sur une nouvelle planète. Sur cette dernière, une ville tentaculaire, énergivore et aseptisée endort ses habitants pour faire régner l’ordre. Heureusement, ils font la connaissance d’Ariane et de son petit groupe de rebelles bien décidés à vivre en harmonie avec la nature. Mais le combat est loin d’être gagné… En effet, tous ne sont pas prêts à renoncer au confort, même s’il dérègle la planète.

Mulosaurus

Après Factomule, le Norvégien Oyvind Torseter est de retour avec un nouvel album de Tête de Mule, Mulosaurus. Génial pour les enfants !

Après avoir aidé le Président à retrouver sa précieuse mallette, Tête de Mule a changé d’environnement : il travaille maintenant au musée en tant qu’expert en dinosaures. Alors qu’il surprend une conversation remettant en cause ses qualités, il a peur de perdre son emploi.

Il a alors une idée : reconstituer un dinosaure géant avec des os de différents animaux. Le résultat n’est pas probant.

Le président découvre qu’il reste un dinosaure vivant au cœur de la jungle. Il embarque alors Tête de Mule dans sa quête de retrouver l’animal…

Si Factomule nous avait beaucoup plu, Mulosaurus nous enchante. On est de nouveau captivé par l’univers si singulier d’Oyvind Torseter. Son dessin, parfois en noir et blanc, parfois en couleurs, est d’une grande originalité. Un simple trait et pourtant un graphisme d’une grande force. Il complète ses planches par de grands aplats qui donnent une lumière si particulière.

Quant à l’histoire, elle fascine par son côté aventure farfelue. Le thème des dinosaures fonctionne souvent très bien sur le jeune public.

On a hâte de découvrir une nouvelle aventure de Tête de Mule, tellement l’auteur norvégien nous tient en haleine avec son âne.

  • Mulosaurus
  • Auteur : Oyvind Torester
  • Editeur : La joie de lire
  • Prix : 24,90 €
  • Parution : 14 octobre 2021
  • ISBN : 9782889085651

Résumé de l’éditeur : Catastrophe, il n’y a plus d’essence ! Comme chacun le sait, le pétrole (et les poules ! ) trouvent leur origine au temps du Tyrannosaurus… Heureusement, le président peut compter sur Tête de Mule. Ce duo improbable décide de braver tous les dangers. Le dernier dinosaure se laissera-t-il capturer ?

La brigade des souvenirs

Une boîte de biscuits, une carte poste, un grand mystère et trois enfants en quête de comprendre, voici La brigade des souvenirs, la nouvelle série Dupuis signé Marko, Carbone et Cee Cee Mia.

Théo, Tania et Alban se promènent près d’une école en ruine. Patrok, le chien, leur fausse compagnie et entre dans la bâtisse délabrée. Il faut donc faire extrêmement attention car le plancher n’est pas solide. Théo en fait les frais et manque de tomber quelques mètres plus bas. Ils découvrent alors une boîte de biscuits contenant une carte postale.

Piquée par sa curiosité, Tania consulte internet et s’aperçoit que l’ancien instituteur ayant fréquenté cette école, habite toujours en ville. Elle décide d’aller le voir pour comprendre qui était Toinette et le fameux Ernest à qui elle avait envoyé sa lettre d’amour…

Quelle bonne idée que Carbone (La boîte à musique, Dans les yeux de Lya, Rainbow Girls) et Cee Cee Mia (Au-delà des étoiles) se soient associées pour imaginer La brigade des souvenirs. Les deux scénaristes tirent le meilleur de leur talent pour ce premier volume enlevé et accrocheur.

En découvrant cette lettre, les trois enfants deviennent alors de vrais enquêteur du passé. Ils essaient de récolter des indices auprès de personnes plus âgées. En cela, La brigade des souvenirs est un bel album sur les relations intergénérationnelles. Et au passage, ils naviguent dans un domaine méconnu des jeunes enfants : la généalogie. Car pour comprendre le couple d’amoureux, ils faut comprendre les liens dans leur famille.

On alterne entre joie de découvrir et peines à cause de quelques désillusions, comme si Carbone et Cee Cee Mia montraient que rien n’est simple dans ce style de recherches et dans la vie en général.

Le duo a fait appel à Marko (Les rugbymen, Le jour où…) pour la partie dessinée. Bonne idée parce que son trait est idéal pour le jeune public. Très rond et très dynamique, il permet à l’auteur de réaliser de très belles planches mises en couleur par Maëlla Cosson.

  • La brigade des souvenirs, tome 1 : La lettre de Toinette
  • Scénaristes : Carbone et Cee Cee Mia
  • Dessinateur : Marko
  • Coloriste : Maëlla Cosson
  • Editeur : Dupuis
  • Parution : 03 septembre 2021
  • Prix : 12,50 €
  • ISBN : 9791034736119
Résumé de l’éditeur : Lorsque Tania, Alban et Théo découvrent une vieille lettre dans une école abandonnée, ils décident d’enquêter sur cette dernière. Car ils y ont découvert une histoire d’amour impossible, née pendant la Première Guerre mondiale, et qui n’a jamais connu son aboutissement. C’est ainsi qu’ils partiront à la recherche de Toinette et Ernest, ces amoureux que la guerre et la société ont séparés… Fouilles aux archives et en bibliothèque, exploration de greniers, rencontre avec les descendants : ils oseront tout pour mener leur enquête à son terme. Car ils sont la Brigade des Souvenirs !

Walter débarque en Normandie

Petite parodie sympathique de Walt Disney, Walter débarque en Normandie et dessine sa souris en slip est signée Rémi Pielot. Une biographie décalée et drôle.

En 1918, Walter Iziny, futur Walt Disney (?), débarque en Normandie avec son ami Russell. Arrivés de Chicago, l’acclimatation est rude. Il faut souligner qu’ils voulaient s’engager dans l’armée, mais refoulés à cause de leur jeune âge, ils réussissent à s’enrôler à La croix rouge. La guerre faisant rage, l’organisation de secours à besoin de volontaires.

Sur le bateau, lors du trajet, Walter a même l’idée d’une sorte de souris, Mortimer, futur Mickey ?

S’il passe sous silence le nom de Walt Disney, Rémi Piélot évoque avec humour le célèbre animateur de Mickey et futur patron des studios à son nom. Il le nomme d’ailleurs Walter D’Isigny, car ses ancêtres seraient descendants de nobles anglais, donc un peu Français. Sa biographie est donc tordue pour permettre à l’auteur d’imaginer des gags pour faire rire ses lecteurs

Sous forme de strips en deux bandes, Rémi Piélot conte les aventures humoristiques de Walt et Russell. Pour accentuer la véracité du périple du créateur de la célèbre souris en slip, l’auteur ajoute sous ses cases, un texte décalé dont les anecdotes sont véridiques. Le travail de recherches de secrets et autres mystères entourant Walt Disney est fondé sur de solides recherches documentées.

  • Walter débarque en Normandie et dessine sa souris en slip
  • Auteur : Rémi Piélot
  • Editeur : Piélot
  • Prix : 12,90 €
  • Parution : 06 juin 2021
  • ISBN : 9782957326402

Résumé de l’éditeur : Pour la première fois en BD : une parodie consacrée à la jeunesse de Walt Disney (renommé Walter Iziny), ses origines normandes, et l’influence de la France sur l’oeuvre du petit dessinateur de souris en slip qu’il était. Un drôle de voyage qui vous emmènera de Chicago au Mont-Saint-Michel… en passant par Isigny ! La BD comprend deux gags par page, soit un total de 88 histoires colorisées avec talent par Dominique THOMAS (Le retour à la terre, Spirou, Donjon Monsters…)

Kodi

Kodi, c’est la superbe amitié entre une petite fille et un ours, l’histoire d’amour entre un animal et un être humain, un récit jeunesse poignant de Jared Cullum chez Komics Initiative.

Katya est en vacances chez sa grand-mère. Elle est boudeuse et n’a pas vraiment envie d’avoir des amis. Les autres sont méchants avec elle et se moquent de ses oreilles. Elle pense même qu’elle est un « monstre ». Même si sa grand-mère essaie de la rassurer, elle n’y arrive pas. Alors qu’elle rentre des courses, elle tombe nez à nez avec un ours qui, comme elle, a peur de l’orage. De plus, celui-ci a la patte coincée dans un arbre. Elle le rassure et lui porte secours. C’est le début d’une amitié, entre deux « monstres » qui se comprennent. Mais après plusieurs semaines Katya doit partir …

Certaines lectures font du bien et celle-là en fait partie.
Certaines lectures sont des petits bijoux d’intelligence et celle-là en fait partie.
Certaines lectures abordent des sujets important sans en avoir l’air et celle-là en fait partie.
À travers la douceur de cette histoire d’amitié entre un ours et une jeune fille qui se sent mal dans sa peau, Jared Cullum aborde plusieurs thèmes, l’amitié bien entendu mais aussi la peur de l’autre et la différence. De manière subtile et délicate, comme ses dessins, il nous enchante et nous transporte dans un si joli monde.

Mais attention ne vous y trompez pas ce n’est pas « gnangnan » c’est juste merveilleusement bien traité.

Avec cette très belle édition et son dos toilé, je vous recommande Kodi, cet ours qui deviendra peut-être votre meilleur ami. À la fin du livre, on a envie de se blottir contre lui, entre ses bras et de partager de bons moments avec lui.

  • Kodi
  • Auteur : Jared Callum
  • Editeur : Komics Initiative
  • Parution : 16 avril 2021
  • Prix : 25 €
  • ISBN : 9782491374181
Résumé de l’éditeur : Une invitation au plus beau des voyages… Quelque part en Alaska, Katya passe ses vacances chez sa grand-mère. Ses seuls amis, elle les trouve dans les bandes dessinées. Un jour, sa route croise celle d’un ours kodiak. Blessé, affamé, il fait peine à voir. Pas le choix ! Il faut l’aider. La naissance d’une solide amitié, ça tient parfois à rien ! C’est là que le plus beau et le plus incroyable des voyages commence. Un album pour tous, pétri de good vibes et sublimé par des planches réalisées en couleur directe.